lundi 10 février 2014

L'Hiver 2014, de tout les excès

Introduction


La météo de ce mois de Janvier aura fait parler d'elle. Vague de froid aux États-Unis, douceur marquée en Europe, bateau pris dans les glaces en Antarctique, inondations en Italie, les sujet n'ont pas manqués.

Les médias, n'en pouvant plus de superlatifs, ont particulièrement apprécié le sujet du froid aux États-Unis. À grands renforts d'expressions comme "front polaire", "exceptionnel", "vortex polaire", ils n'ont pas hésité à s'appesantir sur le sujet  :

http://www.rtbf.be/info/monde/detail_vague-de-froid-inhabituelle-dans-le-sud-est-des-etats-unis?id=8187333

http://www.7sur7.be/7s7/fr/2664/Catastrophes-Naturelles/article/detail/1783171/2014/01/29/Vague-de-froid-inhabituelle-dans-le-sud-est-des-Etats-Unis.dhtml

http://www.lalibre.be/actu/international/l-est-des-etats-unis-frappe-par-une-nouvelle-vague-de-froid-52df9dc1357029ad9fcbfecd

En Italie, les inondations ont également fait la une :

http://www.lameuse.be/923732/article/actualite/faits-divers/2014-01-31/des-pluies-torrentielles-provoquent-des-inondations-sur-une-grand-partie-de-l-

http://www.lesoir.be/416758/article/actualite/monde/2014-02-01/neige-pluie-et-tempete-sur-l-italie

Ces anomalies sont consistantes avec les profondes perturbations du jet dont nous avons plusieurs état sur ce blog même :

http://previsionsmeteobelgique.blogspot.fr/2012/10/fonte-record-dans-larctique-et.html

http://previsionsmeteobelgique.blogspot.fr/2012/09/la-fonte-de-la-banquise-arctique-et-son.html

Précisions tout de suite, même si nous en reparlerons, que cela n'implique absolument pas un refroidissement en cours du climat. Le climat continue de se réchauffer, et cet Hiver reste anormalement doux en moyenne pour l'ensemble de la Terre. Les extrêmes météorologiques se multiplient, y compris les événements froids. Cependant, nous n'affirmons pas que le chaud cause le froid, ou quelque chose comme cela. Nous verrons que le climat continue de se réchauffer, et que cet Hiver est ne fait pas exception.

Précisons aussi qu'en météorologie, l'Hiver s'étend du 1er Décembre au 28 (29 les années bissextiles) Février. Cet Hiver est donc déjà bien entamé.

Perturbations de la circulation des latitudes moyennes


Rappelons brièvement les mécanismes. La planète se réchauffe globalement depuis un siècle et demi, en grande partie suite aux émissions de gaz à effet de serre par l'Homme. Cette année 2013 est à nouveau des plus chaudes. La presse a annoncé qu'il s'agissait de la 6ème année la plus chaude, d'après les relevés de la météo britannique ( le MetOffice ). D'autres estimations donnent des valeurs un peu différentes. Ceci n'est pas étonnant. Il est normal qu'il existe des incertitudes sur la mesure des températures globales d'une année à l'autre. Le plus important reste, et c'est tout à fait ce qui se passe, qu'en moyenne -sur plusieurs années- tout les organismes convergent et donnent les mêmes valeurs. Prenons une comparaison. Au jour le jour, pour le centre de la Belgique, les températures peuvent varier considérablement d'un endroit à l'autre. Pour autant, en moyenne, toutes les stations convergent, et la température annuelle ne présente pratiquement plus de différence à cette échelle de temps. Il en de même pour les températures annuelles du globe, qui convergent toutes sur plusieurs décennies. Un graphique pour montrer les évolutions :

Températures globales par rapport à la moyenne 1961-1990 pour 3 séries différentes :
l'HadCrut4 : http://www.metoffice.gov.uk/hadobs/hadcrut4/
la Reanalysis 1 du NCEP NCAR : http://www.esrl.noaa.gov/psd/data/reanalysis/reanalysis.shtml
et la série modifié de Cowtan et Way : http://www-users.york.ac.uk/~kdc3/papers/coverage2013/
La tendance au réchauffement est nette, et 2013 est vraisemblablement dans le top 5 des années les plus chaudes (il existe d'autres indicateurs que la température globale pour décrire l'état du climat, et ces indicateurs sont aussi proche ou à des niveaux records).
Cependant, ce réchauffement n'est pas homogène. Les régions polaires se réchauffent notablement plus vite que les régions tropicales. Durant le 20ème siècle, la banquise était stable. Elle servait de "couvercle". D'une part, la glace réfléchissant la lumière solaire. L'Arctique restait ainsi perpétuellement froid, incapable de prendre l'énergie venue du Soleil. Et la glace isolait l'Océan arctique de l'atmosphère, empêchant des échanges d'énergie entre les deux. L'Arctique restait froid, les tropiques chauds. Entre les deux, soufflait d'Ouest en Est en altitude un vent très rapide dénommé le jet stream.
Le jet stream forme ainsi un tube, qui marque la limite entre l'air chaud au Sud, l'air froid au Nord. 

Depuis peu, avec la fonte de la banquise, de grandes surfaces de l'Océan sont exposés aux rayonnement solaire. L'Océan se met alors à absorber l'énergie solaire, puis la restitue à l'atmosphère : 

video

Ce phénomène est nommé l'Amplification Arctique. Il se traduit par une hausse plus rapide de la température aux hautes latitudes de l'Hémisphère Nord, comparativement aux latitudes tropicales.
Ce réchauffement plus rapide se traduit très nettement sur les anomalies de températures des 20 dernières années :

Cartes des anomalies de températures de 1994 à 2013. Source : GISS, NASA

Graphique des anomalies zonales de températures de 1994 à 2013. Source : GISS, NASA 

L'anomalie au Pôle Nord (environ 1.5°C) est pratiquement le triple de l'anomalie à l'équateur (environ 0.5°).

Schématiquement, nous arrivons à cette situation :


La vidéo est tiré de l'université du Wisconsin : http://sphere.ssec.wisc.edu/20130104/
La vidéo n'est pas traduite par PMB (la traduction automatique de Youtube reste compréhensible), mais en gros la première partie de la vidéo (jusqu'à 1min15) parle de la situation typique dans les années 80. Le jet ondule faiblement, transportant du chaud (en rouge) et du froid (en bleu). Puis (après 1min15) la vidéo montre en violet, la situation typique des années 80. Pas dessus, en blanc, la superficie de la banquise en 2012. Le jet se met alors à ralentir et présente des oscillations très marquées. Ces oscillations sont accompagnées d'événements extrêmes (froid-chaud-sec-humide, un joyeux mix...).

Circulation atmosphérique de l'Hiver 2013-2014


Jeff Masters et Jennifer Francis détaille dans cette vidéo la circulation atmosphérique de l'Hiver. Prévisions MétéoBelgique vous en propose une traduction exclusive :



Comme le rappelle le professeur Jennifer Francis, il n'est pas question d'attribuer directement la perturbation de la circulation des latitudes moyennes au changement climatique. Cependant, cette évolution est en cohérence avec le réchauffement. Pour comparer, tout le monde sait bien que fumer tue. Cependant, quand un fumeur meurt, nous sommes souvent prompt à dire que le tabac tue, alors que rien ne le prouve. C'est la difficulté de passer d'un phénomène très générique (fumer tue) à un cas particulier (un fumeur meurt du tabac). Ici aussi, il est délicat de passer d'un phénomène général (le climat se réchauffe) à un cas particulier (l'Hiver 2014 a complétement craqué). Cependant, la sagesse populaire comprend bien malgré tout, intuitivement, que le décès d'un fumeur n'est sans doute pas étranger à son tabagisme. C'est ce que que tente d'exprimer le professeur Jennifer Francis lorsqu'elle dit que la perturbation de la circulation n'est pas causée par le réchauffement climatique. Mais, mais cela est cohérent avec les évolutions attendues.
La situation a donc été très contrastée pour l'hémisphère Nord, la moyenne restant cependant très douce. À nouveau, la circulation atmosphérique présente des anomalies marquées. Nous allons regarder des cartes de ce que les météorologues appellent le "Z500". Il s'agit de l'altitude à laquelle l'air atmosphérique atteint une pression de 500 hPa. Cette altitude est d'environ 5500 mètres en moyenne. Les cartes du Z500 et des anomalies du Z500, pour Décembre :


Et Janvier :



mettent en évidence de larges oscillations persistantes.Schématiquement nous pouvons avoir cette image pour Décembre :

Et Janvier :



Ces vastes oscillations n'ont pas empêché les températures d'atteindre des niveaux très élévés. Ici, nous pouvons voir la température moyenne à 850hPa pour Décembre et Janvier (environ 1500 mètres d'altitude -les données de surface ne sont pas encore disponible pour Janvier-). Ces deux premiers mois d'Hiver atteignent la troisième position :

Température moyenne de Décembre-Janvier à 1500 mètres d'altitude. Source des données : Reanalysis du NCEP NCAR, graphique construit par PMB.


Insistons sur le fait qu'en moyenne, la perturbation de la circulation n'implique en aucun cas que le climat se refroidit. Sans concession, cela est absolument faux. Par exemple, sur Google aux USA les étatsunien ont beaucoup recherché l'expression "Le jour d'après", suite à l'Hiver froid là bas. Et sur des vidéos youtube d'extrait du film, on a pu croiser des commentaires du type : "Cela se produit maintenant à Chicago". Illustration :

http://climatesight.org/2014/01/07/the-arctic-has-barfed/

L'article explique que nous sommes loin du scénario du "Jour d'après" ; et que "The Arctic has barfed". Cette expression peut se traduire par "L'Arctique a dégueulé". Ce n'est pas forcément très élégant comme formulation, mais c'est bien ce qui se passe. La circulation atmosphérique a encore disjoncté cet Hiver, laissant l'air froid Arctique se répandre loin vers le Sud, mais en moyenne l'atmosphère est toujours aussi chaude.
Au contraire, Le jour d'après (The day after tomorow ) est un film qui raconte un arrêt du Gulf Stream découvert par le professeur Jack Hall, causant une nouvelle glaciation. Lui et son fils Samuel Hall fuit alors une glaciation qui progresse à une vitesse fulgurante. Répétons, cela n'est absolument pas le cas ici. Le Gulf Stream se porte bien, et le climat se réchauffe encore et toujours.
De plus, nous ne sommes pas en train d'affirmer que le chaud cause le froid. Simplement, le climat devient de plus en plus extrême, et oscille de plus en plus violemment.

Quelques faits météorologiques notables

Le continent américain aura eu son lot d'événements particulièrement spectaculaires.
Ainsi en Alaska et dans le Yukon, sur un territoire de plus de 2 millions de km² (70 fois la Belgique environ), les températures n'ont pas seulement battues les records. Elles les ont pulvérisées, broyés, explosés. Localement, les records de températures maximales ont été battu de 10°C, ce qui est juste aberrant. En Belgique, cela signifierait atteindre 25°C en plein Janvier. En short et tong, on aurait pu sortir les barbecues en Hiver...


Ce qui passe en Alaska reste cependant presque de l'ordre du folklore local. La ville de Valdez s'ets retrouvé coupé du monde suite aux avalanches :


La banquise a  fondu en plein hiver alors que l'englacement était déjà bas.

Englacement de la mer de Béring. Source : Université de l'Illinois, http://arctic.atmos.uiuc.edu/cryosphere/

Et la neige a pris cher aussi. Cependant, il n'y a pas eu de conséquences particulièrement notables.

Ailleurs, les impacts peuvent cependant être profondément destructeur. Sur la côte Ouest des USA sévit une sécheresse. Et l'État le plus impacté est la Californie.

Et la Californie est l'État le plus riche et le plus peuplé des USA ?

Rappelons que le climat de la Californie est de type méditerranéen. En Été, il ne pleut pratiquement pas. L'Hiver est la seule saison à connaître des précipitations, comme le montre les données climatique de San Francisco :

Précipitations et température moyenne à San Francisco, CA (USA). Source : Wikipedia, http://fr.wikipedia.org/wiki/San_Francisco

Il existe donc en Californie ce qui peut être nommé une "saison des pluies", de Novembre à Mars. Pour suivre au mieux l'hydrologie local, les météorologues définissent également une "année hydrologique" qui va du 1er Octobre au 30 Septembre de l'année suivante.

Cette année, la saison des pluies est à la traîne, et l'année hydrologique accumule un déficit grandissant.
Cette sécheresse est décrite par certains comme la pire en mille ans. Alors même qu'une méga sécheresse plus vu depuis 500 à 1000 ans également, avait touché l'l'État entre 2000 et 2004. La situation y est particulièrement critique. Et les conséquences économiques seront sans doute un frein à une reprise économique qui est à la peine dans le pays.

Depuis le 1er Juillet, les précipitations à San Francisco montre un déficit extrême, proche des records :


Pour les conversions, 3.31 inches représente 84.1 millimètres.
Et en réalité c'est toute l'Ouest qui subit un important déficit de précipitations :

Pourcentage de la normale des précipitations, depuis le début de l'année hydrologique (le 1er Octobre 2012). Source : WRCC/DRI : http://www.wrcc.dri.edu/anom/

Après une année 2013 déjà très sèche, l'Été s'annonce particulièrement délicat à envisager.
Les conséquences sont déjà périlleuses. La ville de Los Angeles était menacé par les flammes fin Janvier, et 5 maisons ont été perdu. La saison des feux de forêts est encore à 6 moins environ de son maximum annuelle. Le risque d'une saison des incendies catastrophiques n'est donc pas à exclure. Ici, une image du Colby fire aux portes de la ville des anges :

Crédit Image : Mattmartinez Instagram


En 2003, lors de la précédente méga sécheresse, la ville de San Diego avait été littéralement assiégé par les flammes en Octobre, notamment par le Cedar Fire. Espérons que cela ne se reproduise pas...

Un peu plus à l'Est aux États-Unis, c'est le froid qui a fait parler de lui. Nous éviterons de nous appesantir sur le sujet, vu qu'il n'a été question que de cela récemment... Nous noterons seulement que cette vague de froid n'est pas considérée comme historique (voir ici par exemple : http://www.wunderground.com/blog/JeffMasters/us-cold-blast-winds-down-fails-to-set-any-alltime-cold-records ou ici http://www.climatecentral.org/news/extreme-cold-events-in-a-climate-context-16931 ). Ce que les commentateurs remarquent, en fait, c'est plutôt le réchauffement. En effet, cela fait tellement longtemps que les USA n'ont plus franchement eu froid, qu'en conséquence la première vague de froid depuis 15 ans à 20 ans laisse une impression de record. En réalité, c'est juste qu'avec le réchauffement nous avons oublié qu'aux USA, avoir très froid était tout à fait courant fut une époque. Cette image tirée de la presse étatsunienne l'illustre bien :

Caricature de XKCD : http://xkcd.com
Traduction :
"Il fait terriblement froid dehors, c'est la fin du réchauffement climatique."
"*soupir* Cela arrivait tout le temps avant."
"Quoi ?"
"Tu es de Saint Louis du Missouri n'est-ce pas ? En moyenne, la température descendait sous 0°F (-18°C) ici une paire de fois par an. Mais tu n'a plus eu une journée comme cela depuis les années 90."
"Puis en 2014, quand le premier vortex polaire frappe, la température descend sous 0°C (-18°C) pour deux jours. Et tout le monde gèle sur place."
"Parce que ce qui était normal, maintenant est ressenti trop froid."
"C'est trop froid !"
"Le futur :"
"Regarde cela. De la glace ! À Saint Louis ! C'est la fin du réchauffement climatique."
"*soupir*"

Nous sommes très loin de certains précédents, comme en Janvier 85 quand les agrumes de Floride avaient été dévasté par le gel par exemple, ou Janvier 77 quand il neigeait, à Miami toujours...

Là où le froid fut un peu plus vigoureux, c'est de l'autre côté de la planète.

En Sibérie, ils sont passés d'une grande douceur en Décembre, à une grande froidure en Janvier. Les températures n'ont atteint aucun record là aussi. Le basculement reste pour autant impressionnant, même pour une région habitué aux extrêmes de températures. Ici, nous l'illustrons par les températures à Tura ( Typa en russe ) :

Températures pour la ville de Tura en Décembre et Janvier.

Nous avons choisi Tura car il s'agit sans doute de la station qui présente la plus grosse anomalie négative de température en Janvier. Malgré tout, cette station bien froide n'atteint pas les records, et encore moins ne les bat.

En Europe

L'Europe aura aussi connu sont lot de douceur, mais aussi de pluie. La carte des anomalies de températures pour le mois de Janvier est éloquente :


En Belgique, à Uccle, les températures ont atteint 6.1°C de moyenne, et à nouveau 6.1°C de moyenne en Janvier. Deux mois très doux, sans neige, et pratiquement sans gel donc. À travers l'Europe, la douceur est généralisée, comme en Serbie où les températures ont là aussi approcher les sommets.
Et encore plus que les températures, ce sont les précipitations qui se sont distingués. L'Italie a connu des inondations sévères :

http://www.meteoweb.eu/2014/02/allerta-meteo-altre-4-tempeste-atlantiche-sullitalia-nei-prossimi-giorni-altre-piogge-torrenziali-in-tutto-il-paese/260062/

La Slovénie est frappé par une tempête de glace :

https://www.facebook.com/photo.php?fbid=1464900033733093&set=a.1423656947857402.1073741825.1377757209114043&type=1&theater

La France n'est pas en reste :

http://www.leparisien.fr/societe/video-inondations-trois-departements-de-l-ouest-en-vigilance-rouge-09-02-2014-3573855.php

Ni le Royaume-Uni :

http://www.bbc.com/weather/features/26092170

En Europe, plus que les extrêmes de températures (même si, admettons le, cet Hiver est particulièrement doux), ce sont les extrêmes de précipitations qui sont frappants. Cette situation particulière est là aussi cohérente avec l'évolution attendue suite au réchauffement climatique. Les océans, principaux pourvoyeur d'humidité, se réchauffent. Ils peuvent donc fournir plus de vapeur d'eau à l'atmosphère. Cette année, l'Océan Atlantique a été particulièrement doux là où se sont formées les dépressions :

Anomalie de la température de surface de l'Océan, le 10 Février. Source : OSPO, http://www.ospo.noaa.gov/Products/ocean/sst/anomaly/index.html
Les perturbations se sont chargées en humidité au dessus de l'Atlantique subtropicale, pour donner de fortes précipitations sur le proche Atlantique (là où les eaux étaient un peu plus fraîches) et l'Ouest de l'Europe.

Dans l'Hémisphère Sud, c'est l'Été, et l'évolution du climat est légèrement différente. Il n'y a pas de phénomène de perturbation du jet a priori dans cet hémisphère. Nous signalerons cependant brièvement que l'Hémisphère Sud n'a pas été en reste. L'Argentine a connu une vague de chaleur historique en Décembre 2013 et Janvier 2014. L'approvisionnement en électricité a été partiellement rompu dans la capitale, Buenos Aires, suite à ces fortes chaleurs :

Températures maximales en Argentine du 22 au 28 Décembre : http://es.wikipedia.org/wiki/Ola_de_calor_en_Argentina_en_2013

Des précipitations déficitaires et une mauvaise gestion de l'eau menace le Sud-Est du brésil :

http://exame.abril.com.br/brasil/noticias/maior-sistema-de-agua-de-sp-pode-secar-em-45-dias

Et l'Australie a encore eu bien chaud ce mois-ci.

Conclusion

Janvier est donc tout à fait consistant avec le réchauffement climatique. Certaines régions ont connu un mois de Janvier solidement froid, mais il y a toujours des régions du globe plus chaudes et d'autres régions plus froides. Ces oscillations sont naturelles, et ont toujours fait partie du climat. Pour autant, ces oscillations sont maintenant amplifiées par le réchauffement. La tendance au niveau global est cependant indubitablement à un réchauffement. Le froid est simplement plus médiatique. Il y a donc une impression qu'il fait froid partout, vu qu'on ne parle que de cela...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire